Comité du 9 Mai (C9M)

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Groupement informel d'extrême droite néofasciste français fondé par le GUD, le Front national de la jeunesse (FNJ) et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), en hommage à Sébastien Deyzieu, militant de L'Œuvre française mort à 22 ans en tombant d'un immeuble lors d'une fuite face à la police. Le comité organise chaque 9 mai une marche annuelle à Paris, devenue la principale manifestation de rassemblement de l'extrême droite radicale internationale en France, réunissant néofascistes, néonazis et suprémacistes venus de toute l'Europe (Patriot Front, Der III. Weg, Active Club Dietsland, Devenir Europeo). Le défilé est contrôlé par Marc de Cacqueray-Valménier et se conclut régulièrement par un concert de rock néonazi à Saint-Cyr-l'École.

  1. Après la mort de Deyzieu, le C9M tente d'envahir l'appartement du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, puis prend d'assaut les locaux de Fun Radio avec des armes de poing, exigeant la démission de Pasqua en direct à l'antenne. Sept militants sont condamnés à des peines de privation de droits civiques.

  2. Sébastien Deyzieu, militant de L'Œuvre française, âgé de 22 ans, meurt en tombant d'un immeuble alors qu'il tente d'échapper à la police lors d'une manifestation interdite à Paris. Le C9M est fondé dans la foulée.

  3. Le défilé parisien se conclut par un concert de rock néonazi à Saint-Cyr-l'École, signe de la radicalisation croissante de l'événement sous la direction de Marc de Cacqueray-Valménier.

  4. Liselotte Dutreuil et Maïlys Clauzel, journalistes de Radio Courtoisie, assistent au défilé. Dutreuil le qualifie de « noble défilé » sans relever les tatouages nazis arborés par certains participants ni les tambours inspirés de la Jeunesse hitlérienne. Ripostes publie une enquête documentant leur présence.

  5. La marche réunit des groupuscules néonazis européens dont le groupuscule espagnol Devenir Europeo, dont des membres effectuent des saluts nazis. Le procureur de la République est saisi. L'avocat des organisateurs soutient que les militants espagnols « ne savaient pas que c'était illégal en France ».

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