Julien Odoul

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Julien Odoul (né le 3 juillet 1984) est un homme politique français, député RN de l'Yonne et porte-parole du Rassemblement national. Ancien militant centriste avant de rejoindre le FN, il se fait connaître en 2019 en interpellant publiquement une mère voilée lors d'une sortie scolaire. Régulièrement mis en cause pour des propos racistes, xénophobes ou validant des statistiques non vérifiées sur la criminalité des étrangers, il est visé par une plainte de SOS Racisme en juin 2026 après avoir déclaré qu'une femme « a malheureusement plus de chances de se faire agresser par Mamadou que par Kévin ou Mattéo »

  1. Alors conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, interpelle publiquement une mère accompagnatrice portant le voile lors d'une sortie scolaire au conseil régional et exige qu'elle le retire. La scène est largement médiatisée.

  2. Lors d'un débat télévisé sur LCI, renvoie Florence Portelli (vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France) à sa couleur de cheveux en déclarant « Je ne suis pas blonde, moi ». L'intéressée qualifie ces propos de « rétrogrades et misogynes » et reçoit le soutien unanime de responsables politiques de tous bords, selon Franceinfo.

  3. Épinglé pour une phrase qui se moque du suicide des agriculteurs lors de la campagne pour les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté. « Est-ce que la corde est française ? », lance-t-il sous les rires de plusieurs personnes, selon un enregistrement publié par Libération.

  4. Déclare en direct sur CNews à la journaliste Nassira El Moaddem de « se casser » de la France après un message publié sur X. Dans les jours qui suivent, la journaliste est la cible d'une importante campagne de harcèlement en ligne sexiste et raciste, selon StreetPress.

  5. Lors d'une réunion publique à Pau (64) devant environ 150 personnes, déclare : « Une femme a malheureusement plus de chances de se faire agresser par Mamadou que par Kévin ou Mattéo, c'est la réalité. » Il avance également que « 63 % des agressions sexuelles dans les transports en Île-de-France sont dues à des migrants » sans pouvoir sourcer cette statistique lorsque StreetPress le contacte. L'enregistrement est obtenu et publié par StreetPress.

  6. Condamné par le tribunal correctionnel de Paris à huit mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité (sans exécution provisoire) pour recel de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires fictifs du Front national. Il avait perçu entre 2014 et 2015 un salaire d'assistant parlementaire de l'eurodéputée Mylène Troszczynski alors qu'il travaillait en réalité comme « conseiller spécial » de Marine Le Pen au siège du FN. Lors du procès, il n'a pu établir de lien de travail réel avec son employeuse officielle, admettant ne pas la connaître quatre mois après son recrutement. Il fait appel, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté et Franceinfo.

  7. Lors de son procès en appel, le parquet réclame à nouveau huit mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Les avocats généraux affirment qu'il « a inventé un nouveau concept : celui de conseiller spécial clandestin ». Il admet à l'audience que son employeuse officielle « ne lui donnait pas de travail » et qu'il s'était « rendu utile au siège du FN », selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

  8. SOS Racisme dépose une plainte contre lui après la publication de l'enregistrement par StreetPress. L'association estime que l'emploi du terme « Mamadou » comme catégorie générique désigne « des personnes perçues comme étrangères, noires ou originaires d'Afrique subsaharienne » et rappelle que son usage discriminatoire a déjà été reconnu par la justice prud'homale, selon StreetPress.

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  • Rassemblement national (RN)

    député de l'Yonne, porte-parole du parti député de l'Yonne et porte-parole du parti depuis 2021

  • Marine Le Pen

    conseiller spécial auprès d'elle au FN (2014-2015) ; condamné pour recel de détournement de fonds publics dans le même dossier