Loïk Le Priol

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Loïk Le Priol, né le 12 juin 1994 à Athis-Mons, est un militant néofasciste français, ancien commando marine (2010-2015, commando de Montfort, opérations au Mali) et membre du GUD. Issu d'une famille d'extrême droite — son père Denis Le Priol était proche de la FANE, sa sœur responsable Île-de-France du Renouveau français —, il est décrit par Libération comme un « néofasciste fasciné par la violence » et par Regards comme un individu « formé pour être un tueur ».

  1. Avec son ami Romain Bouvier, ivres, ils agressent à coups de poing américain et de gaz lacrymogène deux jeunes de 19 ans à Paris. Les victimes reçoivent six jours d'ITT. Condamnés en 2017 à un an de prison avec sursis et 2 000 € chacun.

  2. Avec Romain Bouvier, Logan Djian et deux complices, il séquestre, torture et humilie Édouard Klein, ancien président du GUD, dans son appartement. La scène est entièrement filmée par Le Priol. Des images sont révélées par Mediapart. Condamné le 29 juin 2022 à quatre ans de prison dont deux fermes pour violences volontaires aggravées avec préméditation ; cette condamnation entraîne sa radiation de l'armée.

  3. Alors qu'il est sous contrôle judiciaire (interdiction de rencontrer Bouvier), il est attablé avec ce dernier vers 6h du matin dans un bar parisien du quartier Saint-Germain-des-Prés. Une altercation éclate avec le rugbyman argentin Federico Martín Aramburú et son ami. Le Priol aurait vidé son chargeur sur l'athlète dans la rue, le tuant d'une balle dans le dos. Il prend la fuite en voiture vers la Hongrie.

  4. Mediapart retrace son itinéraire : ancien commando marine fiché S, fondateur de la marque « identitaire » Babtou Solide, proche d'anciens cadres du Front national de la Jeunesse.

  5. Arrêté en Hongrie par les autorités locales. Trois couteaux, un gilet pare-balles et un casque sont retrouvés dans son véhicule. Il déclare vouloir combattre en Ukraine contre l'invasion russe. Extradé le 31 mars à Paris, où il est mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire.

  6. Selon Mediapart, il était sous contrôle judiciaire pour une précédente affaire de violences aggravées au moment du meurtre d'Aramburú.

  7. Comparaît devant la cour d'assises de Paris pour l'assassinat du rugbyman Federico Martín Aramburú, aux côtés de Romain Bouvier et Lyson Rochemire. Chef d'accusation : assassinat. Encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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