
Organisation de l'armée secrète (OAS)
Faits / actions
Organisation clandestine armée créée par des partisans de l'Algérie française en réaction à la politique d'autodétermination du général de Gaulle. Elle mène une campagne d'attentats, d'assassinats et de sabotages visant à empêcher l'indépendance de l'Algérie.
Création de l'organisation à Madrid par Raoul Salan, Pierre Lagaillarde, Jean-Jacques Susini et Joseph Ortiz, en exil après l'échec de la semaine des barricades.
Roger Holeindre fonde dans le Constantinois le maquis « Bonaparte », qui intègre des évadés de l'OAS des prisons françaises en Algérie.
Source : Libération, Christophe Forcari, « Mort de Roger Holeindre, vieux de la vieille garde FN », 30 janvier 2020Roger Holeindre est arrêté pour son action au sein du maquis Bonaparte et condamné à quatorze ans d'emprisonnement pour appartenance à l'OAS ; il sera amnistié après trois ans et demi de détention.
Un commando de l'OAS exécute à l'arme automatique six inspecteurs des centres sociaux éducatifs d'Alger réunis à Château-Royal, dont l'écrivain Mouloud Feraoun et Max Marchand, l'organisation considérant ces centres comme un foyer indépendantiste.
Source : Germaine Tillion, texte publié dans Le Monde du 18 mars 1962 ; voir aussi Jean-Pierre Rioux, Le Monde du 20 mars 1992Des éléments de l'OAS abattent plusieurs soldats appelés du contingent à Bab El Oued, déclenchant en représailles le blocus militaire du quartier par l'armée française.
Le général Edmond Jouhaud, adjoint de Raoul Salan et responsable de l'OAS pour la région d'Oran, est arrêté à Oran au cours d'une opération des forces de l'ordre ayant fait deux gendarmes tués et vingt-cinq blessés ; il est transféré en métropole et incarcéré à la prison de la Santé.
Source : Le Monde, 27 mars 1962 (« Une fusillade entre manifestants européens et service d'ordre fait plusieurs morts à Alger »)Edmond Jouhaud est condamné à mort par le Haut Tribunal militaire pour sa participation au putsch d'avril 1961 et pour avoir couvert certains assassinats de l'OAS, dont celui du lieutenant-colonel Rançon, chef de la sécurité militaire à Oran ; sa peine sera commuée en détention criminelle à perpétuité le 28 novembre 1962.
Tentative d'assassinat contre le général de Gaulle au Petit-Clamart, organisée par une frange de l'OAS (OAS-CNR) sous la direction du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry.
Jean Bastien-Thiry est fusillé après sa condamnation à mort pour l'attentat du Petit-Clamart ; Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar sont également exécutés la même année pour des faits liés à l'OAS.
Tentative d'assassinat manquée contre le général de Gaulle au mémorial du Mont-Faron à Toulon (bombe placée dans une jarre, découverte sans avoir explosé), attribuée à Jean-Jacques Susini et Gilles Buscia.
Dominique Venner participe à la structuration de l'OAS-Métropole, ce qui lui vaut dix-huit mois d'incarcération au quartier des détenus politiques de la prison de la Santé, de 1961 à 1962.
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- Pierre Lagaillarde
fondateur, à l'origine du nom OAS
- Jean-Jacques Susini
cofondateur de l'organisation ; dirige la branche Action psychologique et propagande
- Joseph Ortiz
cofondateur de l'organisation, membre en exil
- Dominique Venner
membre, emprisonné 18 mois pour cette appartenance (1961-1962)