Pierre de Villiers

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Pierre de Villiers (né le 26 juillet 1956 à Boulogne, Vendée) est un général d'armée français, frère de Philippe de Villiers et d'Emmanuel de Villiers. Chef d'état-major des armées de 2014 à 2017, il démissionne de façon inédite sous la Ve République suite à un conflit public avec Emmanuel Macron sur les coupes budgétaires imposées aux armées. Sa démission est aussitôt instrumentalisée par la droite et l'extrême droite. Il publie ensuite une série de livres chez Fayard à thématique nationaliste et catholique, et est massivement promu comme candidat présidentiel potentiel par les médias réactionnaires. Acrimed documente en novembre 2020 comment cette promotion médiatique diffuse, via Pierre de Villiers, les mêmes propositions que Marine Le Pen sur l'immigration, le droit d'asile et les « lois d'exception ». Au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, il réclame la fermeture de salles de prière et l'expulsion d'imams, dans le registre islamophobe alors dominant dans les médias réactionnaires. Son épouse est la sœur de François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR et figure du catholicisme traditionnel.

  1. Expose à huis clos devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale son opposition à la coupe budgétaire de 850 millions d'euros imposée aux armées. Déclare : « Je ne me laisserai pas baiser comme ça. » Une fuite rapportée par Le Monde déclenche la réaction d'Emmanuel Macron.

  2. Macron le recadre publiquement devant des soldats lors des cérémonies du 14 juillet : « Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique. Je suis votre chef. » Puis au JDD : « Si quelque chose oppose le chef d'état-major au président de la République, le chef d'état-major change. »

  3. Démissionne du poste de chef d'état-major des armées, fait sans précédent sous la Ve République. Sa démission est immédiatement récupérée par Marine Le Pen et les Républicains contre Macron, selon Public Sénat.

  4. Au lendemain de l'assassinat du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, déclare dans Le Figaro soutenir « la fermeture de toutes les salles de prières islamistes non officielles et radicales, l'expulsion des imams radicaux et la reprise de contrôle des frontières nationales ».

  5. Acrimed documente la construction médiatique de sa présidentiabilité dans la séquence réactionnaire suivant l'assassinat de Samuel Paty. Les médias dominants l'invitent massivement pour diffuser des thèses proches de Marine Le Pen : limitation de l'immigration, droit d'asile, lois d'exception, service militaire obligatoire, mise en cause d'un « phénomène de repentance et de dépression collective extrêmement dangereux ». L'Ifop publie un sondage sur son « potentiel électoral » pour 2022.

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