Pierre-Édouard Stérin

Personne

Faits / actions

Pierre-Édouard Stérin, né le 3 janvier 1974 à Évreux (Eure), est un entrepreneur et milliardaire français, exilé fiscal en Belgique. Cofondateur et principal actionnaire du groupe Smartbox (coffrets cadeaux, marques Bongo et Dakotabox) et gérant du fonds d'investissement Otium Capital, il est l'une des grandes fortunes de France. Se revendiquant d'un catholicisme identitaire, il affirme vouloir consacrer sa fortune au « redressement de la France et à la promotion du Christ ». À partir de 2023, il devient le principal financeur privé de l'extrême droite française via le projet Périclès, think tank d'influence politique doté de 150 millions d'euros sur dix ans, visant à assurer la « victoire idéologique, électorale et politique » d'une alliance droite-extrême droite, notamment en ciblant 1 000 maires RN aux municipales de 2026. Il finance une myriade de médias (L'Incorrect, Frontières, JDD, Boulevard Voltaire), think tanks et structures de formation (IFP, Politicæ, Cercle Alcuin). En juillet 2025, il transfère l'essentiel de sa fortune dans une holding baptisée du nom du journaliste de L'Humanité qui a révélé Périclès — provocation délibérée selon plusieurs observateurs.

  1. Cofonde la Nuit du bien commun, événement annuel de financement associatif. Parmi les lauréats, L'Express identifie des associations catholiques conservatrices, dont une incitant les femmes à ne pas avorter et le projet de chants « Canto », décrit comme « une association identitaire repaire de sympathisants d'extrême droite » dont le répertoire comporte des chants militaires du IIIe Reich.

  2. L'Humanité publie le contenu intégral du rapport Périclès, document rédigé en 2023 prévoyant de déployer 150 millions d'euros pour assurer « la victoire idéologique, électorale et politique » d'une alliance droite-extrême droite, avec un « projet commun » avec l'état-major du RN visant à « gagner 300 villes » aux municipales de 2026.

  3. Convoqué une première fois par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'organisation des élections. Il ne se présente pas. Convoqué une seconde fois, il décommande à nouveau. C'est son directeur Arnaud Rérolle qui est finalement auditionné le 6 mai 2025.

  4. Transfère l'essentiel de sa fortune — 98,3 % des actions de sa holding B.A.D. — dans une nouvelle société baptisée du prénom et nom du journaliste de L'Humanité Thomas Lemahieu, qui avait révélé le projet Périclès. Geste interprété par la presse comme une provocation délibérée.

  5. Libération révèle qu'Otium Capital est en difficulté financière, avec une dette de 400 millions d'euros et des problèmes de liquidités. Les structures financées par Périclès signalent que les virements « n'arrivent plus, ou très en retard ». Rérolle attribue ces retards à des projets n'atteignant pas leurs objectifs.

Images (2)

Tags

Liens entrants (15)

Liens sortants (9)