
SOS Racisme
Association
Faits / actions
SOS Racisme est une association française fondée le 15 octobre 1984 par Julien Dray (ex-trotskiste proche du PS) et Harlem Désir, avec le soutien de Bernard-Henri Lévy et de l'UEJF. Son logo — une main jaune accompagnée du slogan « Touche pas à mon pote » — devient un symbole médiatique de l'antiracisme en France. Présidée depuis 2003 par Dominique Sopo, elle est décrite par ses détracteurs comme une « pompe à subventions » au service du Parti socialiste, dépolitisant l'antiracisme au profit d'une communication événementielle. Son cofondateur Serge Malik dénonce en 1990 dans Histoire secrète de SOS Racisme (Albin Michel) une mainmise du PS et des réseaux trotskistes, ainsi qu'une surreprésentation de l'UEJF. Si l'association est active dans la lutte contre l'antisémitisme et les discriminations, elle est critiquée par les milieux antiracistes autonomes pour son dépolitisation de l'antiracisme, son silence relatif sur les violences policières et son positionnement sioniste dans le conflit israélo-palestinien.
Organise le concert du Champ de Mars à Paris, rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes, premier grand événement médiatique de l'association. Symbolise pour ses critiques la priorité donnée à la visibilité médiatique sur le militantisme de terrain.
Le cofondateur Serge Malik publie Histoire secrète de SOS Racisme (Albin Michel), dénonçant une manipulation par le Parti socialiste et François Mitterrand, une surreprésentation de l'UEJF et un fonctionnement au service des carrières politiques de Julien Dray.
Engage avec l'UEJF une procédure judiciaire pionnière contre Yahoo pour la mise aux enchères d'objets nazis sur sa plateforme, obtenant une décision historique du tribunal de Paris.
Dépose une plainte pour provocation à la discrimination et injure raciale à l'encontre du rappeur Éric Tegnér (Tegnér) pour les paroles du groupe Lunatic, première d'une longue série de procédures judiciaires en matière de discrimination.
Perçoit 534 000 euros de subventions publiques, dont la quasi-totalité provient de l'État via les programmes politique de la ville, jeunesse et associations et rayonnement culturel, pour seulement 18 669 euros de cotisations d'adhérents — soit moins de 3,5 % de ses ressources. Cette dépendance financière publique est régulièrement dénoncée par ses détracteurs.
Ne se constitue pas partie civile dans les procédures contre Dora Moutot et Marguerite Stern pour leur livre Transmania, au contraire de STOP Homophobie et Mousse, confirmant selon ses détracteurs sa réticence à traiter certaines formes de discrimination.
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Liens entrants (3)
- Julien Dray
cofondateur (1984) cofondateur
- Bernard-Henri Lévy
soutien dès la fondation (1984)
- Union des étudiants juifs de France (UEJF)
partenaire historique, cofondatrice du programme Coexist