Charles Maurras

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Charles Maurras, né le 20 avril 1868 à Martigues (Bouches-du-Rhône) et mort le 16 novembre 1952 à Saint-Symphorien-lès-Tours, est un journaliste, essayiste, homme politique et poète français, théoricien du nationalisme intégral et fondateur du mouvement et journal L'Action française (1899). Devenu sourd dans l'enfance, il forge une doctrine politique antimoderne fondée sur le rejet de la Révolution française, de la démocratie, du parlementarisme et du républicanisme, au profit d'une monarchie héréditaire traditionnelle, d'un catholicisme d'ordre et d'un antisémitisme d'État virulent. Élu à l'Académie française en 1938, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale à la Libération pour son soutien au régime de Vichy et son appel à l'exécution de résistants. Sa pensée reste une référence cardinale de l'extrême droite française contemporaine — notamment l'Action française, les milieux catholiques traditionalistes et les souverainistes.

  1. Transforme la revue L'Action française en quotidien de grande diffusion aux côtés de Léon Daudet, faisant du mouvement le principal pôle intellectuel et politique de l'extrême droite française sous la IIIe République.

  2. Condamné une première fois pour incitation au meurtre contre des hommes politiques juifs, à la suite de ses écrits dans L'Action française. Il sera condamné à nouveau en 1929 et 1936 pour des faits similaires.

  3. L'Action française est condamnée par le Saint-Siège (Pie XI), qui reproche à Maurras de ne voir dans l'Église qu'un instrument d'ordre politique plutôt que le véhicule de l'Évangile. La condamnation est levée par Pie XII en 1939.

  4. Salue l'arrivée de Philippe Pétain au pouvoir comme une « divine surprise » dans L'Action française. Poursuit la publication du journal sous l'Occupation avec l'accord de Vichy, appelant à l'exécution de résistants et continuant ses diatribes contre les juifs, les francs-maçons et les marxistes.

  5. Condamné par la haute cour de justice de Lyon à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale pour intelligence avec l'ennemi et collaboration. Il s'exclame : « C'est la revanche de Dreyfus ! » Sa condamnation entraîne sa radiation automatique de l'Académie française.

  6. Gracié pour raisons de santé, il est placé en résidence surveillée dans une clinique de la banlieue de Tours, où il meurt le 16 novembre 1952 à 84 ans.

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    fondateur et directeur du journal et du mouvement (1899-1944) théoricien fondateur du nationalisme intégral