Action française

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L'Action française (AF) est un mouvement politique français d'extrême droite nationaliste, royaliste et catholique, fondé en 1899 en pleine affaire Dreyfus par Henri Vaugeois et Maurice Pujo, rapidement structuré par la doctrine du nationalisme intégral de Charles Maurras. Historiquement antisémite, antirépublicain et antiparlementaire, il est l'une des principales ligues d'extrême droite de la IIIe République, épaulé par la milice des Camelots du Roi, signalée par la police de l'entre-deux-guerres comme l'une des plus violentes de l'époque. Discrédité par sa collaboration avec le régime de Vichy et la condamnation de Maurras à la réclusion à perpétuité en 1945, le mouvement survit sous le nom Restauration nationale (1955) puis Action française (1992), maintenant une tradition de violences politiques et de formation de cadres identitaires que décrivent comme un « vivier de militants radicaux » les chercheurs de La Vie des idées. Depuis 2022, certains de ses membres ont noué des liens avec le bataillon Azov ukrainien lors du camp d'été de l'AF, notamment Marc de Cacqueray-Valménier.

  1. Fondation de l'Action française par Henri Vaugeois et Maurice Pujo dans le contexte de l'affaire Dreyfus, initialement comme ligue nationaliste républicaine antidreyfusarde. Elle devient rapidement royaliste sous l'influence de Charles Maurras et de son nationalisme intégral.

  2. L'Église catholique (Pie XI) condamne l'Action française, lui reprochant de subordonner la religion à la politique nationale. La condamnation diminue fortement son audience mais ne l'élimine pas. Elle est levée par Pie XII en 1939.

  3. L'AF participe activement aux émeutes du 6 février 1934, tentative de déstabilisation de la IIIe République par les ligues d'extrême droite devant la Chambre des députés, faisant 15 morts et 1 500 blessés. Les Camelots du Roi constituent un service d'ordre offensif.

  4. Charles Maurras est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à l'indignité nationale pour intelligence avec l'ennemi. Le quotidien L'Action française cesse de paraître en août 1944 et son titre est interdit à la Libération.

  5. La section d'Aix-en-Provence fait l'objet de signalements multiples pour violence : intrusion dans un local du PCF, attaque de militants communistes à coups de matraques. Un lycéen marseillais est hospitalisé en 2017 après s'être opposé à un tractage de l'AF.

  6. Lors du camp d'été de l'AF, un membre du bataillon Azov ukrainien est présent en délégation. C'est lors de cette rencontre que se tissent, selon La Vie des idées, les « premiers liens entre Marc de Cacqueray-Valménier et le bataillon Azov ».

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