
Yvan Benedetti
Personne
Faits / actions
Yvan Benedetti, né le 16 septembre 1965 à La Réunion (d'origine corse par son père), est un militant d'extrême droite radicale français, figure du nationalisme néonazi et pétainiste. Conseiller municipal à Vénissieux dans les années 2000, il est exclu du Front national en 2011 pour s'être qualifié lui-même d'« antisioniste, antisémite et antijuif ». Il prend la tête de L'Œuvre française en 2012 jusqu'à sa dissolution en 2013 par le gouvernement Valls, puis fonde en 2016 le Parti nationaliste français (PNF). Multicondamné — près de 60 000 euros d'amendes cumulés qu'il affirme ne pas vouloir payer —, il revendique un négationnisme et un antisémitisme assumés. Son cousin germain est le journaliste Philippe Pujol, qui lui a consacré le livre Mon cousin le fasciste (2017).
Exclu du Front national pour deux ans après s'être qualifié publiquement d'« antisioniste, antisémite et antijuif ».
L'Œuvre française et les Jeunesses nationalistes qu'il codirige avec Alexandre Gabriac sont dissoutes par le gouvernement Manuel Valls, dans le contexte de la mort du militant antifasciste Clément Méric.
Présente avec Alexandre Gabriac la liste « Vénissieux fait front » aux municipales, obtenant 10,27 % et des sièges au conseil municipal. Le scrutin est annulé par le Conseil d'État pour irrégularités (personnes inscrites sans leur accord). Benedetti est déclaré inéligible.
Condamné en appel pour non-dissolution de L'Œuvre française. Cumule à cette date près de 60 000 euros d'amendes après de multiples condamnations pour diffamation, rébellion, outrage et violences.
Lors d'une manifestation anti-PMA à Paris, bouscule avec Hervé Ryssen des journalistes de Quotidien et participe à la dégradation de leur matériel. Placé en garde à vue en janvier 2021, condamné à 1 500 euros d'amende.
Condamné pour négationnisme (diffamation et provocation publique à la haine envers les Juifs) à 10 000 euros d'amende.
Condamné à 10 000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité, en raison d'un article publié sur le site Jeune Nation minimisant le nombre de victimes de la Shoah.
Condamné pour injure publique à la suite d'un article antisémite publié sur Jeune Nation (intitulé « Israël, terre d'asile de la grande arnaque »), après plainte de l'Organisation juive européenne.
L'Observatoire juif de France dépose plainte contre lui pour apologie du terrorisme, à la suite de prises de position sur le conflit israélo-palestinien après l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Images (5)

Yvan Benedetti (au centre) à Lyon, lors d'une réunion politique en 2011. Photo Sébastien Erôme.

Les présidents de l’Oeuvre française, Yvan Benedetti, et des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac lors d’une conférence de presse le 21 juin 2012 à Lyon

Yvan Benedetti, président de l’ex-OF (dissoute en 2013) aux côtés de Michel Aoun, actuel président du Liban.

L'affiche de "Vénissieux fait front".

« Honneur et nation »Le fondateur d’« Honneur et nation », Sébastien Dudognon (à gauche de la photo) en compagnie d’Yvan Benedetti, ancien membre du FN et de L’Oeuvre français, organisation d’extrême droite antisémite et anti-migrants, dissoute en 2013.Document La Horde
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Liens entrants (2)
- Parti nationaliste français (PNF) — Les Nationalistes
porte-parole depuis 2015, devient chef du mouvement renommé Les Nationalistes en 2019
- Daniel Conversano
invité sur sa chaîne YouTube
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- Les Nationalistes
association
- Parti de la France
association
- Jeune Nation
animateur du site relancé sous le même nom en 2013
- Parti nationaliste français (PNF) — Les Nationalistes
porte-parole puis fondateur (2016)
- Alexandre Gabriac
cofondateur des Jeunesses nationalistes, allié historique
- Hervé Ryssen
complice lors de l'agression de journalistes (2019)
- L'Œuvre française
président (2012-2013, dissolution)